Tests sanguins ultrasensibles

La source: Nanocapteurs plasmoniques à sensibilité inverse au moyen d'une croissance cristalline guidée par des enzymes





Petits signes : Les étoiles d'or à l'échelle nanométrique, illustrées ici par microscopie électronique à transmission, se teintent d'argent en présence d'une protéine liée au cancer de la prostate.

Molly M. Stevens et al.

Le TR35

Cette histoire faisait partie de notre numéro de septembre 2012



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Matériaux naturels 11 : 604-607

Résultats: Un biocapteur peut détecter l'antigène prostatique spécifique (PSA), l'une des protéines qui signalent les cas de cancer de la prostate, à des concentrations de 20 molécules par millilitre de sang. Cela rend le capteur au moins 10 fois plus sensible que les tests PSA existants.

Pourquoi est-ce important: Les maladies peuvent être plus faciles à traiter lorsqu'elles sont découvertes tôt, mais il est difficile de mesurer de faibles concentrations de protéines dans les fluides corporels. Dans le nouveau test, le signal augmente à mesure que la concentration diminue, ce qui facilite la détection de très faibles niveaux de protéine révélatrice. Les chercheurs pensent que la technique pourrait être adaptée pour aider les médecins à détecter un large éventail de marqueurs de la maladie à un stade précoce.



Méthodes : Les chercheurs modifient les nanoparticules d'or et les enzymes avec des anticorps connus pour se lier au PSA. Ils ajoutent ces assemblages, ainsi que des ions argent, à un échantillon de plasma sanguin. Si du PSA est présent, les anticorps s'y fixent, ce qui déclenche des réactions chimiques qui font que les ions argent forment du métal argenté. À de faibles concentrations de PSA, le métal forme des films minces sur les nanoparticules d'or, ce qui provoque un changement de couleur facile à détecter.

Prochaines étapes: Les chercheurs cherchent à commercialiser leurs travaux. Cela nécessitera plus de tests pour confirmer l'exactitude de l'approche. Ils prévoient également d'utiliser le même mécanisme pour détecter d'autres conditions, telles que l'infection par le VIH.

Cocaïne Buzz Kill



Un traitement qui bloque les effets de la drogue pourrait un jour lutter contre l'addiction

La source: L'expression médiée par AAVrh.10 d'un anticorps anti-cocaïne médie une immunisation passive persistante qui supprime le comportement induit par la cocaïne

Ronald Crystal et al.



Thérapie génique humaine 23 (5) : 451-459

Résultats: Un traitement de type vaccin bloque les effets de la cocaïne en l'empêchant de traverser la barrière hémato-encéphalique. Le traitement dure au moins six mois chez la souris.

Pourquoi est-ce important: Il n'existe pas de traitement pharmacologique de la dépendance à la cocaïne. Parce que le traitement expérimental fonctionne comme un vaccin, il pourrait aider à briser le schéma des rechutes répétées en bloquant les effets agréables du médicament sur de longues périodes de temps.

Méthodes : Les chercheurs avaient déjà montré que les anticorps peuvent s'imbriquer étroitement avec les molécules de cocaïne et ainsi les empêcher de traverser le cerveau. Mais dans ces expériences, les anticorps se sont décomposés en deux semaines. Dans le nouveau travail, des chercheurs de New York et de Californie ont conçu un virus pour produire l'anticorps en continu. Une seule injection du virus a suffi à bloquer durablement les effets de la cocaïne.

Prochaines étapes: Les chercheurs devront continuer à tester la sécurité du traitement chez l'animal avant de commencer les essais sur l'homme. En cas de succès, la méthode pourrait s'avérer efficace contre l'héroïne, la nicotine et d'autres petites molécules addictives.

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