Mémoire holographique

Stockage empilable. C'est l'économiseur d'espace ultime, mettant de l'ordre dans les armoires, les placards, les greniers et les garages chaotiques. Mais jusqu'à récemment, il n'avait pas fait son chemin dans le domaine des ordinateurs, où des mégaoctets de données sont dispersés sur la face d'un disque comme des millions de chaussures sur le sol d'une chambre. Aujourd'hui, quelques grands fabricants de médias, dont Lucent Technologies et IBM, font des progrès importants dans le développement de l'holographie optique, qui empile les informations dans toute l'épaisseur d'un support de stockage, au lieu de simplement les écrire à la surface.





Le stockage holographique repose principalement sur la lumière laser et un matériau photosensible, généralement un cristal ou un polymère, pour sauvegarder les données. Il fonctionne en divisant un faisceau laser en deux. Un faisceau contient les données et est appelé faisceau objet ; l'autre contient l'emplacement des données et est connu comme le faisceau de référence. Les deux faisceaux se croisent pour créer un motif complexe de bandes claires et sombres. Une réplique de ce soi-disant motif d'interférence est gravée en trois dimensions dans le matériau photosensible et devient l'hologramme. Pour récupérer les données stockées, le faisceau de référence est projeté dans l'hologramme, qui réfracte la lumière pour reproduire le faisceau de données.

5 brevets à surveiller

Cette histoire faisait partie de notre numéro de mai 2001

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La technique holographique regroupe les données si étroitement qu'un disque de 12 centimètres pourrait éventuellement contenir un téraoctet de données, soit autant d'informations que 200 DVD. De plus, le stockage holographique ouvre la possibilité de lire et d'écrire des données d'un million de bits à la fois, au lieu d'un par un comme avec le stockage magnétique. Cela signifie que vous pouvez dupliquer un film DVD entier en quelques secondes.



L'idée de stocker des tonnes de données en trois dimensions a été proposée pour la première fois par le scientifique Polaroid Pieter J. van Heerden dans les années 1960. Mais développer la technologie était difficile, car l'équipement optique requis était volumineux et coûteux. Un laser typique à l'époque, par exemple, mesurait deux mètres de long. Aujourd'hui, les lasers se mesurent en quelques centimètres et sont beaucoup moins chers.

L'équipement de stockage holographique n'est pas encore produit commercialement, mais la technologie a le potentiel de générer de nouveaux dispositifs et systèmes. Il pourrait supplanter les DVD, permettre aux utilisateurs de sauvegarder des informations sur des disques 3D et aux chercheurs de parcourir d'énormes bases de données en un clin d'œil. L'avenir n'est peut-être pas si loin non plus. Récemment, Lucent a lancé une nouvelle entreprise, InPhase Technologies, pour développer le stockage holographique, et prévoit d'avoir un produit sur le marché dans quelques années.

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