Facebook est accusé d'avoir engagé une société de relations publiques pour salir ses adversaires

Catégorie: Silicon Valley Posté 15 novembre

Facebook a embauché une société de relations publiques pour détourner l'attention de ses propres échecs, selon une enquête menée par Le New York Times.





L'arrière-plan: La débâcle des données de Cambridge Analytica, le tsunami de fausses nouvelles des trolls russes et l'utilisation de sa plateforme pour inciter à la violence au Myanmar ne sont que quelques-uns des coups portés à sa réputation que Facebook a dû gérer au cours des deux dernières années. En réponse, il a lancé une campagne agressive de relations publiques et de lobbying, dont certains détails viennent d'être publiés par le Times.

Les points forts: Qui sont vraiment lowlights. Celles-ci incluent les allégations selon lesquelles :

– Facebook a engagé une société de recherche de l'opposition républicaine, Definers Public Affairs, pour discréditer les manifestants militants, en partie en insinuant qu'ils étaient financés par des groupes liés à George Soros, un investisseur bien connu qui avait publiquement critiqué le pouvoir monopolistique de Facebook. Soros est fréquemment la cible d'attaques antisémites par l'extrême droite.



— Definers était également à l'origine de dizaines d'articles publiés sur le réseau NTK, un site d'information conservateur, attaquant Apple et Google pour des pratiques commerciales peu recommandables. Les histoires, qui comprenaient celles accusant Apple de faire preuve de laxisme en matière de confidentialité, étaient une tentative délibérée de détourner les critiques de Facebook.

— Il a fait pression sur un groupe juif de défense des droits civiques, l'Anti-Defamation League, pour dénoncer certaines critiques comme étant antisémites.

– Facebook a délibérément soutenu un projet de loi contre le trafic sexuel opposé par de nombreuses autres entreprises technologiques afin de s'attirer les faveurs des démocrates et des républicains.



— Le réseau social a reçu le soutien de Chuck Schumer, le leader du Sénat démocrate. Schumer a officieusement exhorté Mark Warner, un collègue sénateur qui avait assailli l'entreprise de questions difficiles, à chercher des moyens de travailler avec elle plutôt que de lui faire du mal. Le Times a déclaré que Facebook, où travaille la fille de Schumer, était tenu au courant de ses efforts pour l'aider.

Ce matin, Facebook a publié une réponse aux allégations.

Les retombées potentielles : L'enquête renforcera les appels à une législation fédérale pour freiner Facebook et mieux protéger la vie privée des gens. Dans un tweet, David Cicilline, le plus grand démocrate du sous-comité antitrust du House Judiciary Committee, a déclaré que le rapport du Times indique clairement que les dirigeants de @Facebook feront toujours passer leurs profits massifs avant les intérêts de leurs clients.



Les révélations soulèveront également davantage de questions sur le jugement du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et de Sheryl Sandberg, directrice de l'exploitation de la société et architecte des efforts de relations publiques et de lobbying. Et ils pourraient encore saper le moral des employés de Facebook, qui a chuté au cours de la dernière année. Ce serait profondément ironique, car certains observateurs pensent que la poussée des relations publiques a été en partie conçue pour la renforcer.